Mercredi, Mars 10, 2010

international

Sahara et Sahel : la conférence internationale sur la sécurité hypothéquée par une crise diplomatique

La libération des quatre terroristes d'Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) en échange de celle de l'otage français Pierre Camatte, va rendre hypothétique la tenue d'une conférence internationale sur la sécurité dans la bande sahélo-saharienne, estiment les observateurs à Bamako.

La première conséquence de cette libération a été le rappel pour consultation des ambassadeurs de Mauritanie et d'Algérie. Ces deux pays reprochent à Bamako son laxisme dans la traque des éléments d'AQMI.

Déjà, le président malien Amadou Toumani Touré a été souvent taxé de "passeur de rançons" ou de "ventre mou de la lutte contre le terrorisme" par ses homologues mauritanien et algérien.

L'Algérie a, semble-t-il, voulu marquer davantage sa colère en se retirant de "l'Accord d'Alger" qui avait mis fin à la rébellion au nord du Mali en 2006 et dont elle était le facilitateur et le garant.

Signé le 4 juillet 2006 dans la capitale algérienne (entre les représentants de l'état malien et ceux de l'Alliance démocratique du 23 Mai pour le changement), l'Accord d'Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la région de Kidal fixe les modalités du développement du Nord- Mali.

Certes, le Mali a reçu l'assurance de la France qui, par la voix du président Nicolas Sarkozy, lui a promis de le soutenir " pour la stabilité de son vaste territoire national".

"La France sera à vos côtés contre les terroristes et contre Al- Qaïda", a déclaré à Bamako le président français après la libération de Pierre Camatte.

Mais, estiment les analystes, cet appui ne peut pas permettre au Mali de se passer du soutien d'un pays comme l'Algérie, surtout pour la stabilité de son septentrion. Le refus de ce puissant voisin de servir de base arrière aux groupes rebelles avait favorisé le retour de la paix dans le septentrion du Mali. Aussi craint-on que son retrait de l'Accord d'Alger, ne plonge la région nord dans l'instabilité.

La crise diplomatique entre le Mali et ses voisins (Algérie et Mauritanie) sonne le glas de la conférence internationale sur la sécurité dans la bande sahélo-saharienne (du Sénégal au Soudan en passant par la Guinée, le Mali, le Niger, le Tchad, la Mauritanie), programmée et reportée à plusieurs reprises.

Malgré le soutien de la France et récemment de la Guinée- Conakry et du Sénégal, ce projet ne peut pas être concrétisé sans l'adhésion de la Mauritanie et surtout de l'Algérie.

Et pourtant, cette initiative chère au président Amadou Toumani Touré, peut être très efficace pour lutter contre l'essor pris par la branche saharienne d'AQMI qui, avec ses prises d'otages et son implication dans le trafic de cocaïne et d'armes, fait planer sur les Etats du Sahel la menace d'une criminalité rampante et de grande ampleur. Une menace préoccupante dans une région à stabilité précaire.

"La force d'AQMI est que les Etats locaux sont faibles. Ils raisonnent plus souvent en termes de survie qu'en termes de stratégie", analyse l'ancien ministre malien de la Défense Soumeylou Boubeye Maïga.

D'où toute la pertinence de l'initiative d'une conférence internationale sur la sécurité dans cette bande sahélo saharienne où les rançons obtenues avec les prises d'otages et les revenus du trafic de drogue, permettent aux islamistes d'Aqmi de s'armer et de recruter parmi les populations pauvres de pays comme le Niger, le Mali et la Mauritanie.



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Différend Libye/Suisse : l'Algérie réaffirme "sans ambages" sa solidarité avec la Libye

L'Algérie réaffirme "sans ambages" sa solidarité avec la Libye dans le litige de celle-ci avec la Suisse et appelle à un règlement du différend sur la liberté de circulation des ressortissants suisses conformément au droit international, indique mardi le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères dans une déclaration.

"L'Algérie suit avec attention les développements du différend qui oppose la Jamahiriya arabe libyenne à la Suisse sur la liberté de circulation des personnes",  affirme le porte-parole du MAE.   "Elle réaffirme sans ambages sa solidarité avec la Jamahiriya arabe  libyenne sœur et appelle à un règlement de ce différend fondé sur le respect des règles du droit international et des us et coutumes des relations entre  États également souverains", ajoute-t-on.

"L'Algérie est convaincue que le règlement de ce différend dans un tel cadre est un gage de la volonté partagée des pays arabes et européens à promouvoir une coopération fructueuse et féconde entre les deux ensembles", souligne la même source.

Deux hommes d'affaires suisses, Rachid Hamdani et Max Göldi, poursuivi en Libye pour "séjour illégal" et "exercice d'activités économiques illégales" en Libye, se sont réfugiés dans l'ambassade de Suisse en Libye depuis 19 mois.

Les deux personnes ont quitté l'ambassade de Suisse lundi. Selon des informations de presse, Hamdani aurait quitté le pays pour se rendre en Tunisie, son pays d'origine, alors que Göldi s'est rendu aux autorités libyennes.



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L'Iran demande à l'AIEA de ne pas se plier aux pressions occidentales

Le guide suprême iranien, l' ayatollah Seyyed Ali Khamenei, a déclaré dimanche que l'agence onusienne du nucléaire perdra sa légitimité si elle plie sous les pressions exercées par les Etats-Unis dans le dossier sur le programme nucléaire iranien, a rapporté la chaîne de télévision locale Press TV.

"Certaines tentatives et certains rapports de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) prouvent que l' organisation internationale n'agit pas indépendamment", a souligné M. Khamenei cité par Press TV.

"L'AIEA ne devrait pas subir les pressions des Etats-Unis et des autres pays car ces initiatives unilatérales feront perdre confiance dans l'agence et les Nations Unies", a-t-il déclaré, ajoutant : "Cela nuira également à la réputation de ces organismes internationaux".

Dans un rapport qui devait rester confidentiel mais qui a été révélé en début de mois, l'AIEA se disait inquiète des activités possibles en Iran de développement d'une charge utile pour un missile.

Les Etats-Unis et ses alliés occidentaux accusent l'Iran de développer secrètement des armes nucléaires sous couvert d'un programme civil.

L'Iran nie cette accusation et affirme que son programme nucléaire n'a que des fins pacifiques.



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Sahara occidental : Ban Ki-moon se félicite de la prochaine rencontre informelles entre les parties

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon s'est déclaré mardi satisfait que toutes les parties aient convenu de se rencontrer la du 10 au 11 février pour la prochaine session de discussions informelles sur le Sahara occidental et "il encourage toutes les parties à réaliser davantage de progrès, appelant à des discussions ciblées et productives".

"Le secrétaire général se réjouit que toutes les parties aient accepté la proposition présentée par son représentant personnel, M. Christopher Ross, pour que la prochaine session de discussions informelles sur le Sahara occidental ait lieu les 10 et 11 février ", indique un communiqué publié à New York par le porte parole de M. Ban.

"Cette réunion aura lieu dans le comté de Westchester (dans l' État américain de New York) et reposera sur les lignes directrices exposées dans la résolution 1871 (2009) du Conseil de sécurité ainsi que sur les résolutions antérieures".

"Il encourage toutes les parties à réaliser davantage de progrès, appelant à des discussions ciblées et productives", indique le communiqué.

Plusieurs séries de négociations sous l'égide des Nations unies réunissant des représentants du Maroc et du Front Polisario ont eu lieu en 2008, aboutissant à un accord des parties pour poursuivre les négociations de bonne foi vers une résolution du problème. Toutefois, ces discussions ne sont pas parvenues à résoudre les divergences de vue.

En novembre 2009, M. Ban a exprimé son inquiétude sur les tensions entre les parties sur les discussions de statut final, suite à la détention récente de plusieurs groupes de militants sahariens.



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