L’Algérie qui perd au Caire peut gagner à Khartoum
Le onze national n’a pas su préserver la longueur d’avance qu’il avait sur l’adversaire égyptien, lequel a désormais la possibilité de disputer la qualification pour le mondial sud-africain à chance égale avec les fennecs mercredi prochain au Soudan. Sur terrain neutre certes, mais aussi, et surtout, sur une note d’optimisme suite à la prouesse d’avoir remonté le score face à des Algériens considérés comme les meilleurs du continent.
Ziani, Matmour, Belhadj, Meghni et autres Bouguerra sont autant d’individualités que des valeurs sûres. Reconnus comme tels e Europe et partout dans le monde. Ceux-là et d’autres qui avaient, depuis l’ouverture de la course au rendez-vous mondial, à la fois montré le nouveau visage des verts et fait craindre le pire aux adversaires. Des professionnels élevés dans le dur métier de jouer au plus haut niveau de la compétition, bien mieux aguerris que la plupart des vedettes du football africain.N’en déplaise aux égyptiens qui osent, goguenards, rétorquer que les vrais pros sont ceux qui arrachent la victoire et font la fête. Donc ceux qui ont mis deux buts dans les bois de Gaouaoui, l’excellent gardien malheureusement suspendu pour le match de barrage suite au carton jaune reçu peu de temps avant la fin de la partie cairote. Un atout pour les Pharaons ? Sans doute. Surtout depuis cette victoire par 2 buts à 0, inscrits le premier en début de partie et le second vers la fin des temps morts.
Le cas Gaouaoui absent mercredi des buts algériens peut en effet poser problème même si son remplaçant, le jeune Chaouchi, a souvent fait bonne impression au sein de la JSK et en équipe nationale. C’est qu’avec un gardien titulaire, les défenseurs ont souvent développé des réflexes et des automatismes qui ne fonctionnent pas forcément de la même manière qu’avec son second.
Une défaillance qu’il faut palier par un retour à la forme de tous les éléments de défense et du milieu de terrain, les blessés dans leurs clubs respectifs ou pendant les séances d’entraînement tout comme leurs camarades agressés par la bande de nervis égyptiens 24 heures seulement avant le coup d’envoi, Dont Halliche et Lemmoucia.
Un repos de quatre jours devrait suffire pour remettre en ordre les aspects physiques et tactiques d’une formation nettement au dessus de son homologue égyptienne. Sinon la victoire du moins le nul était à la portée des camarades de Ziani si, d’ailleurs, celui-ci, usé jusqu’à la dernière calorie, pouvait faire preuve d’autant de capacités physiques qu’en début de seconde mi-temps. Récemment remis d’une déchirure en pleine séance d’entraînement, le meneur des verts ne pouvait, en si peu de temps, rattraper … le temps perdu. Et même s’il le pouvait, il n’aurait pas pu assurer en même temps sa mission et celle de l’entraîneur national. Car c’est bien Sâadane qui a pris la responsabilité d’aligner d’entrée de jeu Saifi plutôt que Ghezzal.
L’ancien mouloudéen, symbole des «années défaites», n’avait fait preuve ni de combativité ni de sens du but. Dieu sait pourtant qu’il l’avait par deux fois à son pied. Deux occasions ratées de mettre les deux équipes à égalité. La chance inespérée pour une Egypte mal habile, fatiguée, prise de panique et totalement désarçonnée de reprendre confiance et, consciente des difficultés physiques de nos éléments de défense, de trouver finalement la faille. C’était le second but, celui qui sauve de l’élimination en offrant la chance du match de barrage. Mercredi à Khartoum où, au complet, les Verts donneront, à coup sûr, une leçon de football aux Pharaons. Pourvu que Sâadane de novembre 2009 s’émancipe de celui de juin 1986.













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