"Affaire Meriem Mehdi : Honte à vous, ministres !"
Mise à jour le Jeudi, 04 Février 2010 21:36 Écrit par Diana Meftah Jeudi, 04 Février 2010 21:28
Décidément, «je ne sais rien de rien» est devenue une marque déposée Khelil. Après son «je ne sais rien» sur l’affaire Sonatrach, que même les balayeurs communaux connaissent tous les détails, Chakib vient de nous infliger un autre «il ne sait rien», à propos d’une Algérienne qui flirte tous les jours avec la mort, pour la simple raison de se faire entendre.
Le ministère de l’Energie a déclaré au Comité de soutien de Meriem Mehdi, licenciée par la multinationale anglaise BG, qu’il ne connaît pas son cas et qu’il ignore tout de l’affaire de Meriem Mehdi. Cette dernière, qui en est à son 56ème jour de grève de la faim, a ébranlé l’Algérie toute entière et même la communauté internationale. Ses médecins traitants disent que son état s’aggrave de jour en jour et que son système immunitaire ne cesse de s’affaiblir, l’exposant à un réel danger de mort.
Le cas Meriem Mehdi n’a pas besoin d’une «publicité» de plus, tout le monde sait que cette Algérienne digne mène un combat contre l’oppression et pour les droits des travailleurs dans leur pays. Par contre, ce qui a besoin d’être médiatisé et relevé, c’est l’ignorance de Khelil, et par extension, son silence ainsi que celui du ministre du Travail et celui de la Justice sur un cas qui mérite au moins d’être traité. Que feront ces responsables si un malheur venait à frapper Meriem Mehdi?
Pourquoi nos ministres s’abaissent-ils devant les multinationales qui exploitent notre sous-sol et qui maltraitent nos compatriotes? Le cas Meriem Mehdi représente le paroxysme de la gangrène qui frappe ce pays. Une gangrène qui fait que même une Algérienne qui risque la mort ne puisse susciter pas plus que du sarcasme chez nos chers (de cherté en argent) gouvernants. La honte!
Diana Meftah
Haïti: le séisme a fait plus de 200 000 morts, selon le Premier ministre Haïtien
Écrit par lacitedz (avec agences) Mercredi, 03 Février 2010 21:56
Un seuil épouvantable. Le bilan officiel du violent séisme qui a dévasté Haïti le 12 janvier dernier s'est encore alourdi. Il dépasse désormais les 200.000 morts.
C'est ce qu'a indiqué ce mercredi soir le Premier ministre haïtien, Jean-Mar Bellerive, lors d'un entretien accordé à l'Agence France Presse (AFP). Le dernier bilan officiel faisait état de 170.000 morts.
Le chef du gouvernement a également fait état de 300.000 blessés, admis "soit dans des hôpitaux, soit dans des centres de santé, ou bien dans des centres ambulatoires". "Il y a plus de 250.000 maisons qui sont détruites", a-t-il ajouté. Le séisme a ainsi fait plus d'un million de sans-abri.
"En terme de chiffres, c'est un désastre au niveau planétaire", a poursuivi Jean-Max Bellerive. "Ce sont des chiffres qui sont les plus extrêmes de ces dernières 20 ou 30 années [...] Donc ce n'est pas seulement un désastre qui peut être géré seulement à partir d'Haïti", a-t-il conclu.












