Vendredi, Juillet 30, 2010

Culture

Mohamed Mechati: Parcours d'un militant

Le livre de Mohamed Mechati, un des membres historiques qui ont déclenché la Révolution du 1er novembre 1954 est perçu comme un des rares ouvrages qui renferment une partie très importante de l'histoire de l'Algérie.

C'est l'historien algérien, Daho Djerbal qui a recueilli les témoignages de Mechati et les a mis en forme, un travail, selon l'historien, qui a duré de 2000 à 2009, qualifiant le militant d'"un des acteurs de l'histoire et du mouvement national algérien", qui raconte dans son livre "les périodes et les conditions très difficiles" avant et pendant la lutte de libération nationale. L'historien, qui faisait le modérateur lors de la présentation du livre, édité par Chihab, a indiqué que le livre renferme des aspects de la Révolution connus et d'autres moins connus du grand public.

Dans ce livre, Mechati a tenu à éclairer le lecteur et le grand public, en général, sur le nombre des "Historiques" qui se sont réunis cet été 1954, à Clos Salembier (El Madania), au domicile de feu Lyès Derriche, et qui étaient 21 et non pas 22, affirme-t-il, relevant que Hadj Ben Alla évoqué par certains n'a pas pu y participer.

Il a également affirmé que le propriétaire de la maison, où s'est déroulée la réunion,"n'a à aucun moment assisté aux débats", soulignant cependant que Derriche, par le fait d'avoir mis son domicile à la disposition des militants, "avait mis en péril sa vie et celle de sa famille".

Mechati a également fait savoir que, dans son livre, il rejoint ceux qui ont reproché à Mohamed Boudiaf et ses camarades d'avoir décidé de déclencher l'action armée sans faire participer beaucoup de membres de l'état-major du MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques), en citant notamment Abderrahmane Gharras, un des adjoints de Boudiaf ou encore Lahoual Hocine, qui était secrétaire général du parti et après un des fondateurs du Comité révolutionnaire de l'unité et de l'action (CRUA).

Pour Mechati, Gharras avait même demandé à Boudiaf de tenir une seconde réunion en présence de tous les membres de l'état-major du MTLD, mais ce dernier ne l'a pas écouté, comme il n'a pas écouté les compagnons de lutte, selon l'auteur, qui avaient craint que le groupe des 21 soit taxé de régionaliste, du fait que 16 membres du groupe étaient originaires de Constantine, alors que 4 seulement étaient d'Alger et un seul d'Oran.

Autre reproche de Mechati, le fait d'avoir nommé des chefs de régions non-originaires de ces régions, en citant le cas de Rabah Bitat, nommé à Alger alors qu'il était de Constantine et de Didouche Mourad qui dirigeait le Constantinois alors qu'il était issu d'Alger.

Pour Mechati, il n'y a que les personnes nées et ayant vécu dans une ville donnée qui peuvent les connaître et, par conséquent, savoir mener des actions militaires efficaces sans risque, du fait qu'elles ont des entourages favorables, notamment familiales, qui les protégeraient et les aideraient. Il a cité l'exemple de Yacef Saâdi, qui a dirigé des actions "spectaculaires" à Alger car, a-t-il dit, "il était un fils de la Casbah d'Alger".

Mechati a également critiqué le Parti communiste algérien, accusé d'avoir été opposé au mouvement national, d'être un "appendice du Parti communiste français", lequel était dirigé depuis Moscou. Il a aussi dénoncé les pratiques du MNA de Messali El-Hadj, accusé d'avoir "tenté de casser par les armes l'élan de la Révolution à l'intérieur comme en France", expliquant que "toutes les tentatives des dirigeants de la Révolution de faire rallier le fondateur de l'Etoile nord-africaine (ENA) au FLN, y compris en lui proposant le poste de dirigeant suprême ont été vaines".

L'historien Djerbal a expliqué, en revanche, que "beaucoup de militants communistes et messalistes ont rejoint individuellement le FLN, dirigé des opérations armées et beaucoup d'entre eux sont tombés au champ d'honneur, guillotinés ou emprisonnés", ce que Mechati a approuvé.

L'auteur a, par ailleurs, réservé un chapitre à la vie et aux sacrifices des militants dans la clandestinité, un autre à la naissance de la Fédération de France du FLN, dans un contexte marqué en France par la prééminence des militants du MNA (Mouvement national algérien) et un troisième aux événements du 8 mai

1945, se souvenant que "beaucoup de libérateurs de la France du Nazisme ont été choqués en apprenant ces massacres et ont commencé à militer pour l'indépendance nationale".

Mohamed Mechati est né le 21 mars 1921 à Constantine. Il prit part à la Seconde Guerre mondiale. Démobilisé en 1945, il intègre le Parti du peuple algérien (PPA), à l'Organisation spéciale (OS), au (MTLD) et au CRUA. Il était responsable d'une zone dans l'Algérois sous l'autorité de Mohamed Boudiaf, avant d'être muté dans le Sud-Ouest.

En France, où il était envoyé pour des soins pulmonaires, il participa à la création de la Fédération du FLN. "La majorité des responsables de l'OS avaient des problèmes pulmonaires et beaucoup ont été amputés d'une partie de leur poumon, selon l'historien Djerbal, à cause des conditions difficiles dans lesquelles ils vivaient notamment durant la clandestinité".



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Lu pour vous: « vieil Alger » de Pierre Fréha : Saga sépharade à Bab Azzoun

Comment les Juifs d’Alger ont-ils traversé les siècles ? Réponse par la fiction littéraire.

Vieil Alger est un recueil de cinq belles nouvelles que Pierre Fréha nous donne à lire. Elles constituent une sorte de parenthèses ouvertes sur la famille Cazès, déjà personnage central de son précédent roman, La Conquête de l’oued.

C’est en fait l’histoire de l’une des deux branches du judaïsme algérien, les sépharades, chassés d’Andalousie, en même temps que les Arabo-berbères, par les rois catholiques, au cours de la Reconquista, en 1492. L’autre branche de ce judaïsme en Algérie trouve son origine dans une partie de la diaspora (dispersion) des juifs de Palestine, il y a 2000 ans.

L’histoire des Cazès s’emboîte ainsi dans celle, romancée, de l’Algérie, sous domination ottomane puis française. Arrivés à Alger, dans une conjoncture favorable, les frères Isaac et Jacob Cazès purent ouvrir un magasin d’horlogerie, à Bab Azzoun, dans la Casbah d’Alger.
Cette boutique, que plusieurs générations de Cazès héritèrent tour à tour, sert pour le narrateur de lucarne de sa chronique algéroise.

Elle a en effet assisté à l’arrivée en sauveur, vers 1515, des quatre frères Aroudj, avant qu’ils ne se transforment en oppresseurs. Ce fut le point de départ de trois siècles de présence ottomane dans la future Régence d’Alger.

Ces célèbres corsaires, qui écumaient la mer Méditerranée au même titre que les puissances chrétiennes européennes, bien que dotés d’une armada, mirent quinze longues années avant de se décider à mettre fin au blocus du port d’Alger par la marine de guerre espagnole.

La boutique s’est trouvée également peu ou prou mêlée à quelques-uns de ces événements. Baba Aroudj, après avoir trucidé le roi d’Alger, Salem Toumi, y avait acheté une magnifique montre, un cadeau pour la sublime Zaphyra, la reine veuve, qu’il voulait s’offrir vainement en prime pour son crime.

C’est également entre ces murs que se fomenta une partie du complot des notables algérois et ceux de la Mitidja, voisine, pour se libérer du joug des Aroudj ; une tentative que ces derniers avaient baignée dans le sang.

Mais le pire que la population a eu à subir, c’est la prédilection sexuelle perverse des janissaires ottomans pour leurs filles et leurs garçons qu’ils allaient jusqu’à kidnapper et séquestrer des semaines ou des mois dans leurs casernes.

C’est ainsi que ce malheur frappa doublement Djamel, un proche des Cazès, un Algérois de naissance, fils de Grimaldi, un immigré d’origine génoise, qui se maria avec une Algérienne, après sa conversion à l’Islam. Ces soldats ont non seulement enlevé son fils, Omar, mais ils l’ont lui-même enfermé dans un sac en toile de jute et jeté à la mer, parce qu’il avait osé leur réclamer la libération de son enfant.

Puis vint, en 1870, le décret Crémieux qui octroya d’office la nationalité française aux Juifs d’Algérie. Si cette décision avait emporté l’adhésion de la majorité d’entre eux, qui y ont vu une protection contre l’antisémitisme et l’oppression qu’ils subissaient de la part de la société coloniale, Simon, le père du narrateur, ainsi qu’une minorité de ses coreligionnaires, y ont vu plutôt un moyen de dépersonnalisation et une mesure discriminatoire envers leurs compatriotes musulmans.

Le narrateur rappelle que le système colonial avait refusé jusqu’au bout l’égalité des droits aux Algériens musulmans, qui constituaient la très grande partie des habitants, et de surcroît dans leur propre pays.

Cette opposition est également illustrée dans cette fiction par, d’un côté, le rabbin libéral métropolitain, Mahir Charleville, envoyé de Paris quelques années avant l’avènement de ce décret pour officier dans la synagogue d’Oran, en vue de faire « évoluer » les Juifs autochtones, et de l’autre, le rabbin berbère, Kanaouï, qui ne voyait pas pourquoi les judéo-berbères de son pays devraient abandonner leur algérianité, alors qu’ils la vivent en plein accord avec leur judaïté.

Mais le lobby colonial considérait ce décret comme un scandale dont le seul tort était qu’il accordait aux Juifs les mêmes droits que les populations d’origine européenne, pourtant nouvellement installées en Algérie.

C’est ainsi qu’Edouard Drumont, de sinistre mémoire, et ses sbires fomentaient régulièrement des campagnes nauséabondes faisant des Juifs les boucs émissaires de tous les maux de la colonie algérienne et de la métropole, des émeutes contre eux et le pillage de leurs magasins, qu’ils appelaient aussi à boycotter, listes nominatives à l’appui, qu’ils publiaient dans leurs feuilles de choux, notamment La Libre parole, de Drumont, pratiquait la discrimination à l’embauche des demandeurs d’emplois juifs...

Éléonore, qui avait tenu à ce que ses enfants portent des prénoms français, au grand dam de son mari, afin qu’ils ne soient plus la cible des racistes, subit ainsi que son époux, et surtout leurs enfants et petits-enfants, de plein fouet les conséquences de l’abrogation du décret Crémieux et la promulgation de lois scélérates antijuives, par le régime de la collaboration du maréchal Pétain, durant la Seconde Guerre mondiale.

Joseph écrivit à son fils Philippe résidant à Vichy pour l’informer des campagnes antisémites auxquelles ses « frères » musulmans ne voulaient pas s’associer, en dépit de l’habileté de la propagande coloniale pour les monter les uns contre les autres.

Pour sa part, Max Régis, un jeune Juif, débarquant à peine de métropole, décrit la chaleur et la fraternité avec lesquelles Ben Brimath, chef du groupe des conseillers municipaux musulmans d’Alger, l’avait accueilli et s’était entretenu avec lui. « Le maire est un excité, un fanatique, lui confie-t-il. Il lance des appels à l’action directe antijuive, mais nous ne le suivrons jamais. »

Pierre Fréha, romancier français d’origine algérienne, fait de nouveau preuve de son talent de conteur dans ce recueil de nouvelles qui méritent d’être lues.

Vieil Alger, recueil de nouvelles de Pierre Fréha. Editions Orizons, Paris 2009



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L'Algérie à l'honneur au Maghreb des livres de Paris qui se tient ce week-end à Paris

Onze auteurs de diverses régions du pays seront présents aux côtés des 120 écrivains maghrébins établis dans l'Hexagone et français, pour la 16e édition du Maghreb des livres (MDL), prévu samedi et dimanche à Paris, qui met à l'honneur l'Algérie.

Ces auteurs parmi lesquels figurent Amine Zaoui, Maïssa Bey, Djamel Mati, Youcef Merahi, Lazhar Labter entre autres iront à la rencontre de leurs lecteurs et du public en animant des discussions et en dédicaçant leurs ouvrages mis en vente à l'occasion de ce salon.

L'objectif de cette manifestation, organisée par l'association "Coup de Soleil", est de mettre en valeur l'ensemble de la production éditoriale relative au Maghreb, éditée dans les deux rives de la Méditerranée sous toutes ses formes, la littérature, à travers les romans et la poésie, mais aussi d'essais, de bande dessinée, de beaux livres, etc.) û et dans ses expressions arabe, française et tamazight.



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Documentaire. « Daniel Timsit, l’algérien ». L’enfant de Birkhadem. Portrait d’un personnage exceptionnel réalisé par Nasredine Guenifi et projeté à Paris.

Le Magic Cinéma, de Bobigny, en banlieue parisienne, vient de projeter en avant-première, le documentaire du réalisateur Guenifi, intitulé Daniel Timsit l’Algérien, relatif au communiste et résistant anticolonialiste, d’origine judéo-berbère, né en 1928 à Alger et décédé en 2002 à Paris où il exerçait comme médecin.

Ce documentaire se veut un hommage aux combattants algériens non musulmans qui ont participé activement à la guerre pour l’indépendance de leur pays et qui sont aujourd’hui injustement oubliés ou méconnus.

Daniel Timsit, de mère constantinoise, de père algérois et d’un grand-père, rabbin de Constantine, n’aime pas, de par ses « valeurs internationalistes et universalistes », se définir sur une base ethnique. Sans renier ses origines, il se considère citoyen d’une nation formée de divers apports. Il évoque dans le film ce qui a déterminé son engagement militant.

C’est d’abord la misère insoutenable dans laquelle le colonialisme avait jeté les « indigènes », comme les colons aimaient à désigner les Algériens de souche. Puis, le « combat contre le nazisme et le fascisme », quand les dirigeants nationalistes et les communistes avaient été jetés en prison par les autorités coloniales vichystes, parce qu’ils avaient refusé de jouer le jeu des nazis. Et enfin, son adhésion « naturelle » au Parti communiste algérien, qui était la seule formation politique qui accueillait les militants de toute origine.

Ce parti a forgé sa conscience politique, ainsi que ses idéaux humanistes et de justice, mais l’avait «obscurci », selon lui, pour ce qui est de la question de l’indépendance de l’Algérie, une dimension qu’il trouvait bien claire chez les jeunes militants nationalistes, de sa génération, du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, de Messali Hadj, des militants auxquels l’unissait le fraternel combat anticolonial.

Il raconte son engagement dans la lutte indépendantiste, dès les jours suivant l’appel émancipateur du FLN de novembre 1954. Il faisait alors partie de l’Union des étudiants communistes à l’université d’Alger.

Sa principale activité, à ce moment-là, avait été la mise sur pied, avec ses camarades de section, à Birkhadem, à la périphérie d’Alger, d’un laboratoire de fabrication de bombes destinées au FLN et aux combattants de la libération (branche armée du PCA). Arrêté en octobre 1956, torturé et emprisonné, il sera libéré à la veille de l’indépendance de son pays*.

Les gens, en particulier les jeunes Algériens, ont tendance, selon lui, à oublier les horreurs du colonialisme qui a « bloqué le développement historique normal des sociétés » soumises à sa domination. Pour autant, il ne dédouane pas les dirigeants du mal qu’ils ont fait à l’Algérie indépendante, à commencer par la guerre fratricide de l’été 1962. Il regrette aussi le départ massif des Algériens d’origine européenne et juive, qu’il considère comme un drame. « Ils n’ont cependant pas été chassés » a-t-il tenu à préciser.

Il fait part de son espoir de voir s’établir entre la France et l’Algérie des relations sur une base d’égalité et de respect mutuel. Mais pour lui, celles-ci ne doivent pas occulter la « vérité historique » des méfaits du colonialisme qui doivent être reconnus par la France. « On a traduit en justice les criminels de guerre serbes, a-t-on jamais traduit en justice, s’interroge-t-il dans le documentaire, des militaires français de haut rang, qui ont pratiqué officiellement la torture sur des milliers d’Algériens ? »

*Les frères de Daniel Timsit et sa sœur étaient également engagés pour l’indépendance. Sa sœur a été arrêtée et torturée lors de la Bataille d’Alger. (Algérie, récit anachronique, Daniel Timsit. Ed. Bouchène, Alger 1998).

Hakim Arabdiou



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La 13-ème édition du festival "Maghreb, si loin, si proche", en France "London River" et "Adieu Gary" représentent l’Algérie

La 13-ème édition du festival "Maghreb, si loin, si proche", qui se tient jusqu’au 31 janvier en cours, en Aude et Pyrénées-Orientales dans le sud-est de la France. L’Algérie participe à cette manifestation culturelle, avec "London River", de Rachid Bouchareb et "Adieu Gari", de Nassim Amaouche. Ce festival réunit des créateurs des pays du Maghreb et d'autres pays du pourtour méditerranéen autour de films.

Les films sélectionnés dans cette édition évoquent des questions d’actualités, notamment le terrorisme, le conflit de générations et l’émigration.

D’ailleurs, "London River", est le premier long métrage qui traite l’attentat terroriste qui a frappé Londres, en 2004. Ce film a déjà participé au festival international de Berlin. Il a suscité une polémique autour de lui, notamment en matière du dialogue et l’approche du réalisateur et le scénariste, sur l’idée du film. Bouchareb essaye à travers "London River" de soulever le regard de la Grand Bretagne envers les musulmans, en les considérant tous comme des terroristes.

Le réalisateur algérien Nassim Amaouche participe, également, dans ce festival avec son long métrage "Adieu Gari", produit en 2009. Ce film a décroché le grand prix de la Critique, lors du festival de Caen, l’an passé. Notons que le jeune talent qui a participé dans ce film, nous a quitté il y’a quelque temps, suite à un grave accident de circulation.
Des longs métrages maghrébins seront également présentés lors de cette édition à savoir : "L'autre moitié du ciel" de la tunisienne Kalthoum Bornaz. Plusieurs d’autres films marocains sont programmé, dont "Casa Negra" de Nourddine Lakhmari, "Number One" de Zakia Tahiri, et "Amours voilées" Aziz Salmy.

Différentes autres activités sont au menu de cette 13ème édition, notamment des débats, des colloques, des expositions de peinture et de photos, des conférences, ainsi que des soirées festives. Fondé en 1997, ce festival est organisé par un collectif associatif d’Aude et Pyrénées-Orientales.



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